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L'archéologie en Isère

On en a parlé...

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Grenoble église Saint-André

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La Mure préhistorique

Des traces protohistoriques à La Mure

En septembre 2014, des sondages archéologiques préliminaires à la réalisation de la déviation de la RN 85, au sud-ouest de La Mure, ont mis au jour des traces protohistoriques remontant à l'âge du Bronze. Révélés par l'INRAP, ces vestiges ont surpris les archéologues qui cherchaient plutôt des traces du siège de 1580. La ville protestante fortifiée par Lesdiguières est alors encerclée par les troupes catholiques du duc de Mayenne qui installe dans cette zone une batterie de canons, si l'on en croit les différentes représentations de cet épisode. Rien n'a été retrouvé de cet aménagement sans doute léger... En revanche, quelques structures fossoyées, bien conservées sous 1 mètre à 1 mètre 30 de dépôts sédimentaires ont été identifiées ; l'une d'elles a livré des tessons d'un vase de stockage permettant une datation de la fin de l'âge du Bronze moyen ou du début du Bronze final. Une fouille complémentaire permettra bientôt d'en savoir plus sur cette découverte inédite dans la région.

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Vienne Saint-André-le-Haut

L'ancienne abbaye des "Dames nobles de Saint-André-le-Haut" aurait été fondée au VIe siècle. Fouillée depuis plus de dix ans, elle vient de révéler une bien curieuse sculpture...

Sous deux arcs, une scène en deux parties :

La scène sculptée se décompose en deux parties sous deux arcs reposant sur une colonne centrale ronde, à grosses cannelures, et deux pilastres cannelés. Trois têtes de monstre ou de diable, aux yeux surdimensionnés et oreilles pointues, font partie du décor : au-dessus du pilier central, entre les deux personnages de gauche, et à l'horizontale en décor du chapiteau de gauche.

  • La scène de gauche présente deux humains allongés, les pieds en extension, l'un en chemise, l'autre nu (côtes et nombril incisés). Au-dessus d'eux, un cochon ne repose pas sur une ligne de sol, il est comme flottant.
  • Dans la scène de droite, deux guerriers à pied combattent à l'épée, avec aux pieds un chien basset, et au-dessus un serpent à deux têtes. Ils portent un grand bouclier et une cote de mailles (tunique à réseau quadrillé visible pour celui de gauche).
  • Le décor d'architecture est très semblable à l'arcature romane de la façade nord de l'ancienne cathédrale Saint-Maurice de Vienne. La facture est cependant beaucoup plus fruste, en particulier pour les personnages.
L'iconographie n'est pas très claire.

Deux scènes se répondent : deux chevaliers orgueilleux  combattent, mais qui finiront tels les deux morts représentés. Les têtes de diables iraient dans le sens de cette interprétation.

L'association des animaux est plus problématique :
  • le cochon est-il représenté ici au-dessus des morts parce qu'il est l'animal qu'on empêche d'aller déterrer les cadavres en clôturant les cimetières ? Ou bien est-ce une référence au cochon animal de Satan ?
  • Le chien, compagnon du noble, l'est surtout à la chasse, il est aussi symbole de fidélité sur son tombeau ; ce n'est pas le cas ici.
  • Le serpent est aussi un animal de Satan, plus souvent figuré en dragon qu'en serpent à deux têtes.

Cette pierre n'était probablement pas destinée à un couvercle de tombe, elle devait être présentée verticalement à l'époque romane, mais s'est retrouvée un ou deux siècles après en remploi.
Etait-elle cependant en vue dans la zone cimétériale de l'abbaye ? Les scènes représentées pourraient le laisser penser. Faisait-elle partie d'un ensemble ? La destruction du cloître médiéval pour sa reconstruction au XVIIe siècle

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