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L'archéologie en Isère

Les fouilles de l'église Saint-Pierre (Moirans)

Moirans Eglise Saint-Pierre
Moirans Eglise Saint-Pierre

Depuis 2002, des campagnes de fouilles archéologiques se déroulent dans l'ancienne église prieurale Saint-Pierre de Moirans, au rythme d'un mois environ chaque année. Pendant l'année scolaire, un atelier du CLEPT (Collège et lycée élitaire pour tous) y accueille régulièrement les stagiaires sous la direction du responsable, archéologue au Service du patrimoine culturel du Département de l'Isère.
Les premiers travaux ont permis de comprendre l'évolution architecturale de l'édifice actuel, dont la construction débute avec le XIIe siècle. Parmi les différents états identifiés, on notera que c'est sans doute à la suite d'un tremblement de terre que le vaisseau central est entièrement reconstruit au début du XIVe siècle ; l'abside plus légèrement atteinte est simplement confortée.

Les fouilles s'attachent maintenant à tenter de comprendre l'histoire ancienne du lieu.
- Moirans constitue en effet un site antique connu depuis longtemps mais qu'en est-il de la période suivante, le haut Moyen Âge ?
- L'église Saint-Pierre a-t-elle été bâtie sur un site funéraire paléochrétien comme le laissent penser plusieurs fragments d'épitaphes découverts lors des fouilles ainsi que de nombreux sarcophages ou d'autres types de sépultures de cette époque ?

 

 

 

 

 

Moirans Eglise Saint-Pierre fouilles
Fouille au pinceau et à l'aspirateur, prélèvement accompagné de photographies, de prise de note et de mesures os par os, c'est le patient travail de l'anthropologue de terrain.

Avant d'aborder ces questions de fond, il est indispensable de procéder à l'étude des très nombreuses tombes de la période moderne (XVIIe - XIXe siècle) que renferme le sous-sol, comme dans toutes les églises.

C'est la tâche que se sont assignée les anthropologues du laboratoire de recherche ArTeHis, qui procèdent à une fouille minutieuse suivant un protocole précis. Dans la surface très contrainte que constitue l'intérieur de l'église, les inhumations se sont succédé rapidement, les plus récentes venant perturber les plus anciennes. A chaque creusement, le fossoyeur recueille les ossements des défunts précédents et les dépose sur le couvercle du cercueil du nouvel occupant. Ces pratiques peuvent désormais être mieux connues grâce à une méthode de prélèvement qui s'intéresse autant aux ossements dispersés qu'aux squelettes en place. En plus des informations sur l'état sanitaire des populations que permettent les études ostéologiques, de celles sur les pratiques funéraires que révèlent les analyses des traces de bois ou de tissus, des objets accompagnant les morts, c'est donc la question de la gestion de l'espace funéraire qui est abordée. On soupçonne que les inhumations se groupaient par familles.