Accueil du site
L’environnement naturel des lacs matheysins
Votre barre d'outils Diminuer la taille de la police (petite).Augmenter la taille de la police (grande).Augmenter les contrastes en inversant les couleurs.La mise en forme courante correspond à celle par défaut. Pour imprimer le document, utilisez les fonctionnalités de votre navigateur. Envoyer à un ami

L’environnement naturel des lacs matheysins

L’environnement naturel des lacs matheysins

English version

Le plateau Matheysin offre une véritable mosaïque d'écosystèmes. Cette grande diversité de milieux composée de roselières, de bocages, de tourbières, de marais et d'herbiers sous-marins, abrite des espèces rares et protégées.

La roselière

Composée du Roseau commun ou phragmites, la roselière est un milieu rare en Isère. Ses grandes tiges, parfois de plus de 3 mètres, se terminent par un plumeau beige caractéristique. Sous l'eau, elle sert de lieu de reproduction et de nourrissage pour les poissons. À la surface, c'est un abri de choix pour la nidification et un immense garde-manger pour les oiseaux.
La Rousserolle effarvatte y fait son nid, tissé entre quelques tiges de roseaux au-dessus de l'eau, à l'abri des prédateurs.

Roselière © Léo CassaroRoselière © Léo Cassaro

La haie bocagère

Le bocage, paysage particulier façonné par l'homme, est constitué de champs cultivés ou prairies délimités par un réseau dense de bosquets et de haies. Véritable écosystème, ces dernières brisent le vent, limitent les phénomènes d'érosion, et créent des conditions de vie particulières pour les espèces animales et végétales vivants à proximité. Offrant de l'ombre pour les jours trop chauds, elles protègent également des prédateurs. La Pie-Grièche écorcheur, petit passereau typique du bocage, se sert des épines présentes sur certains arbustes ou à défaut des barbelés pour y empaler des insectes, des micromammifères, des lézards et même des petits oiseaux et se constituer ainsi un garde-manger.

Tourbière © Léo CassaroTourbière © Léo Cassaro

 

Les tourbières

Les tourbières font partie des paysages caractéristiques de la Matheysine. Ces milieux très fragiles mettent des milliers d'années à se constituer dans les secteurs gorgés d'eau. Mal oxygénée, la matière organique s'y décompose très lentement formant la tourbe. Seules certaines espèces animales et végétales survivent à ces conditions difficiles comme le rare Liparis de loesel. Cette petite orchidée est l'une des premières formes de vie à coloniser cet écosystème. Elle peut même se déplacer en flottant, grâce à son bulbe, quand le niveau de l'eau change !

Vie aquatique

Sous les eaux des lacs du plateau Matheysin se cachent des trésors insoupçonnés. Sur les hauts fonds entre 1 et 6 mètres de profondeur, s'étendent de vastes tapis de characées, algues granuleuses car riches en calcaire. Ces herbiers subaquatiques, apparus il y a 430 millions d'années, attestent de la bonne qualité des eaux.
Le lac abrite aussi 14  espèces de poissons. Du Gardon au Brochet, en passant par la Truite lacustre, sans oublier le fameux Omble chevalier.

On y trouve même de minuscules méduses d'eaux douces. Du haut de leur 25 mm, elles sont inoffensives pour l'homme mais de redoutables prédatrices pour des organismes microscopiques !

Characées © G.Billard

 

Omble chevalier © ONEMA

Partager cette page  

La Rousserolle effarvatte © F. Pinto

La Pie grièche écorcheur © J. Carlin

Liparis de loisel © J.Carlin