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L'archéologie en Isère

Voilà une pratique présente depuis longtemps en Isère, ce dont témoignent nombre de fouilles réputées (Saint-Laurent de Grenoble, Colletière à Charavines, La Grande Rivoire à Sassenage, Brandes-en-Oisans à L'Alpe d'Huez, Saint-Pierre de Moirans...). L'archéologie a d'ailleurs été le berceau dont est issu l'actuel service du patrimoine culturel, qui continue à suivre les chantiers sur l'ensemble du territoire du département. Nourrissant l'inventaire du patrimoine, cette activité s'exerce aussi au moyen d'expertises pour aider à la compréhension d'un édifice et de conseils lors des travaux d'aménagement. Parce que l'archéologie est pleinement dans le champ du patrimoine, le service informe, alerte et aide les acteurs sur le terrain.

L'archéologie en Isère
Voilà une pratique présente depuis longtemps en Isère, ce dont témoignent nombre de fouilles réputées (Saint-Laurent de Grenoble, Charavines, La Grande Rivoire..). L’archéologie a d’ailleurs été le berceau dont est issu l’actuel service du patrimoine culturel, qui continue à mener des chantiers. L’ancienne église de Moirans, la chartreuse des Ecouges, le château de Beauvoir-en-Royans ou la maison forte de Theys par exemple font ainsi l’objet de travaux, soit programmés, soit à l’occasion d’aménagements. Le service est en effet agrée pour les diagnostics et l’archéologie préventive. Nourrissant l’inventaire du patrimoine, cette activité s’exerce aussi au moyen d’expertises-conseils. En outre, elle assure le lien entre les différents acteurs de la recherche sur le département et procède à la répartition de l’important financement consenti par le département.

Une gravure témoin du pastoralisme sur les Hauts-Plateaux

Encore des gravures en Vercors...

Encore des gravures en Vercors...

Où ? Chichilianne

Sur la commune de Chichilianne, le scialet Ricard - ou scialet des bergers - est une cavité verticale d’une vingtaine de mètres de profondeur, sur le secteur des Hauts Plateaux, à l’altitude de 1778 mètres.

Un site connu depuis 1997 Le site signalé en 1997 par M. R. Santoni (agent ONF retraité, aujourd'hui décédé) fut baptisé du nom de Jules Ricard, un berger qui le...

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Le mystère des griffons de Brandes...

Dans les fouilles archéologiques de Brandes-en-Oisans (commune d'Huez), sur le site du village de haute altitude occupé aux XIIIe et XIVe siècles par les mineurs qui extrayaient le plomb argentifère, un certain nombre d'objets atteste un niveau de vie plutôt élevé. Parmi ceux-ci deux petites plaques décoratives en bronze moulé et estampé représentent un griffon inséré dans un cadre rectangulaire. Strictement identiques, ces deux objets qui devaient être fixés sur un support (cuir, tissu ?), proviennent d'un même lieu de production, voire d'un même moule.

Or une troisième plaque a été découverte récemment sur le territoire de la commune de Jarrie, à la grande surprise des archéologues.

Il convient de remercier l'inventeur (nom donné à celui qui découvre un site ou un objet nouveau) qui a reconnu l'intérêt de cette pièce et pris contact avec les spécialistes, leur permettant de relancer les questionnements sur ce sujet : s'agit-il d'une production locale, d'un lot rapporté en de nombreux exemplaires par des marchands ambulants ? Un bon réflexe, quand tant d'objets en vente sur internet ne mentionnent aucune provenance, ce qui les rend à peu près inutilisables pour faire progresser la connaissance...

Une des plus anciennes abbayes de Vienne révèle ses secrets

L'ancienne abbaye des "Dames nobles de Saint-André-le-Haut" aurait été fondée au VIe siècle. Fouillée depuis plus de dix ans, elle vient de révéler une bien curieuse sculpture...

Sous deux arcs, une scène en deux parties :

La scène sculptée se décompose en deux parties sous deux arcs reposant sur une colonne centrale ronde, à grosses cannelures, et deux pilastres cannelés. Trois têtes de monstre ou de diable, aux yeux surdimensionnés et oreilles pointues, font partie du décor : au-dessus du pilier central, entre les deux personnages de gauche, et à l'horizontale en décor du chapiteau de gauche.

  • La scène de gauche présente deux humains allongés, les pieds en extension, l'un en chemise, l'autre nu (côtes et nombril incisés). Au-dessus d'eux, un cochon ne repose pas sur une ligne de sol, il est comme flottant.
  • Dans la scène de droite, deux guerriers à pied combattent à l'épée, avec aux pieds un chien basset, et au-dessus un serpent à deux têtes. Ils portent un grand bouclier et une cote de mailles (tunique à réseau quadrillé visible pour celui de gauche).
  • Le décor d'architecture est très semblable à l'arcature romane de la façade nord de l'ancienne cathédrale Saint-Maurice de Vienne. La facture est cependant beaucoup plus fruste, en particulier pour les personnages.
L'iconographie n'est pas très claire.

Deux scènes se répondent : deux chevaliers orgueilleux  combattent, mais qui finiront tels les deux morts représentés. Les têtes de diables iraient dans le sens de cette interprétation.

L'association des animaux est plus problématique :
  • le cochon est-il représenté ici au-dessus des morts parce qu'il est l'animal qu'on empêche d'aller déterrer les cadavres en clôturant les cimetières ? Ou bien est-ce une référence au cochon animal de Satan ?
  • Le chien, compagnon du noble, l'est surtout à la chasse, il est aussi symbole de fidélité sur son tombeau ; ce n'est pas le cas ici.
  • Le serpent est aussi un animal de Satan, plus souvent figuré en dragon qu'en serpent à deux têtes.

Cette pierre n'était probablement pas destinée à un couvercle de tombe, elle devait être présentée verticalement à l'époque romane, mais s'est retrouvée un ou deux siècles après en remploi.
Etait-elle cependant en vue dans la zone cimétériale de l'abbaye ? Les scènes représentées pourraient le laisser penser. Faisait-elle partie d'un ensemble ? La destruction du cloître médiéval pour sa reconstruction au XVIIe siècle

Le clocher de l'église Saint-André de Grenoble

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Travaux sur le clocher de Saint-André de Grenoble
Où ? Grenoble

Le clocher de l'église Saint-André fait partie des éléments emblématiques de la ville de Grenoble, avec sa haute flèche cantonnée de clochetons et ouverte de fenêtres délicates.

Ancienne chapelle privée des Dauphins, la collégiale Saint-André, dont la construction a commencé en 1228, marque dans l'espace urbain, l'affirmation du pouvoir delphinal,...

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Nouvelle fouille à Moirans

Moirans, une nouvelle fouille archéologique

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Où ? Moirans

Moirans - Fouille archéologique, 119 rue de la République Cette vaste parcelle destinée à accueillir un programme immobilier se situe à l'entrée ouest de Moirans,...

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Fernand Peloux, Marie-christine Bailly-Maître et Hélène Viallet

L'histoire si curieuse des mines de Brandes,

Presses Universitaires de Grenoble) / Collection La Pierre et l'Ecrit, 35 €, Juillet 2015

En 1930, le grand historien Marc Bloch découvrait « l'histoire si curieuse des mines de Brandes ». En effet, du XIIe au milieu du XIVe siècle, à 1800 mètres d'altitude, une agglomération minière occupe un plateau au cœur du massif de l'Oisans, non loin de l'Alpe d'Huez. Une cité ouvrière se développe dans cet environnement naturel hostile. La mine de Brandes, principale source d'argent du dauphin, est dotée de tous les aménagements nécessaires à la vie et au travail des mineurs : habitations, église, nécropole, fortification, chantiers miniers, ateliers. Ce livre rassemble un choix de documents d'archives éclairés par l'archéologie, revisitant l'une des plus belles pages de l'histoire du Dauphiné médiéval.

L'actualité des associations

Conférences, expositions, visites... toute l'actualité associative sur le site de la Fédération des Associations patrimoniales de l'Isère

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