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Commune : Saint Savin Publié le 30/01/2012 |
La commune de Saint-Savin, comme tous les environs de Bourgoin-Jallieu a été densément occupée pendant l'Antiquité. Les marais en particulier livrent des indices d'une occupation assez intense mais éparse, de petites exploitations rurales, sans doute dans la dépendance de grandes villae proches. Pas moins d'une quinzaine de points de découverte - de tegulae ou tuiles plates antiques, de céramique - sont signalés sur le territoire communal, dont dix au moins localisés par des toponymes du marais : Vilieu, Beauvernais, Les Tuches, Braille, Flosaille... Les spécialistes des milieux naturels ont pu démontrer, par l'étude des fossés et de leurs comblements, que cette occupation des zones marécageuses correspondait vraisemblablement aux besoins en fourrage des grands domaines antiques. Toutes ces informations ont été récemment mises à jour et rassemblées lors de l'inventaire du patrimoine réalisé par le service du patrimoine culturel (Conseil général de l'Isère, Direction de la Culture et du Patrimoine), qui avait donné lieu à une exposition qui a circulé en 2009 et 2010 sur le territoire "Porte des Alpes", ainsi qu'à une publication encore disponible (Patrimoine en Isère : pays de Bourgoin-Jallieu). D'autres trésors de même type ont été découverts non loin de Saint-Savin : 500 pièces à l'hippocampe à Saint-Clair-de-La-Tour, 1454 à Sainte-Blandine, comprenant une grande majorité de monnaies dites au cavalier, un monnayage encore non identifié pour notre commune (voir la publication "Les Allobroges" qui accompagnait l'exposition du même nom au Musée dauphinois en 2002, p. 44 à 47). Mais quelles conclusions peut-on tirer à partir d'un échantillon aussi réduit ? Pour qu'une étude de ce trésor monétaire soit significative, il serait vraiment utile qu'un plus grand nombre d'exemplaires soit rassemblé. C'est pourquoi nous invitons les personnes ayant récolté une partie de cet ensemble, à faire parvenir au moins des photographies de toutes les monnaies à la commune qui transmettra aux spécialistes. NB : Rappelons que la pratique du détecteur de métaux est strictement interdite sur les sites archéologiques ; en pratiquant des trous dans le sol, les détectoristes détruisent les couches d'occupation, qui ne peuvent apporter de connaissance que par la mise en œuvre de méthodes de fouille bien précises. D'autre part, en "écumant" ainsi les sites, ils les vident des éléments de datation qui feront par la suite défaut aux archéologues. Enfin, en ne signalant pas leurs découvertes, ils font perdre des informations historiques précieuses. |

Cécile Gouy-Gilbert, Anne Dalmasso, Michael Jakob (dir.)
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